Être interprète a commencé dans la poussière d’un manège, dans le souffle chaud d’un cheval, dans un centre perdu en pleine nature.
Mes premiers spectacles mêlaient chevaux, danse dans la terre et combats de bâton, avec cette intuition simple : le corps devait raconter avant tout.
Le Conservatoire d’art dramatique de Nantes a ouvert le territoire des auteurs, des situations et de la dramaturgie, et révélé l’exigence technique nécessaire pour habiter un rôle. C’est aussi là que la rencontre avec l’univers du Centre Chorégraphique National de Nantes et de Claude Brumachon a été un choc fondateur : une danse de la chair, de l’impulsion, du souffle.
À l’ENSATT, j’ai consolidé cet élan : travail de la respiration, de la voix parlée et chantée, biomécanique, précision du geste… L’école a structuré ma technique.
L’année suivant ma sortie, j’ai vécu une expérience rare : évoluer comme comédien dans un CDN, puis comme danseur dans un CCN, avec la même exigence dans chacun de ces deux champs. Cette trajectoire singulière a façonné mon langage d’interprète.
Cette traversée continue aujourd’hui de nourrir mon travail de metteur en scène : un regard où le texte, le mouvement et la présence se tissent ensemble. Une manière d’aborder le plateau depuis le corps, depuis l’élan, depuis ce qui circule entre les interprètes.
Interpréter, pour moi, commence dans le corps. Avant la parole, il y a une direction, un ancrage, un souffle qui ouvre la scène. Le texte n’existe vraiment que lorsqu’il est traversé, soutenu, mis en mouvement.
Je cherche la précision d’une action, la nécessité d’un déplacement, la justesse d’une tension musculaire. Le corps raconte l’état, la pensée, le conflit intérieur. Il porte la situation autant que les mots, parfois davantage.
Mon rapport au plateau repose sur cette articulation fine entre langage corporel et langage verbal. Dire un texte ne suffit pas. Il faut l’écouter dans le corps, comprendre comment il nous traverse, comment il résonne dans l’espace.
Être interprète, c’est construire un geste qui parle, un silence qui agit, un mouvement qui révèle ce qui ne se dit pas.
Des instants de scène, de mouvement et de présence.













Professionnels ou amateurs, chaque voix compte, chaque présence compte.
Ouvrons ensemble un espace de création.
Metteur en scène et chorégraphe, je crée des espaces où le corps, la voix et le collectif trouvent leur place. Professionnels ou amateurs, chacun contribue à l’élan d’une œuvre.
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